vendredi 30 janvier 2009 :: SE FAIRE SIGNER
L’éditeur
Le travail de l'éditeur consiste à déployer ses efforts pour assurer la diffusion la plus large possible de votre œuvre, sous quelque forme et par quelque moyen que ce soit : disques, concerts, radio, télé, cinéma, Internet, boîtes de nuits, partitions... L'éditeur n'est pas forcément celui qui fabrique les différents supports de diffusion (à l'exception des partitions). Il est plutôt celui qui suscite ses fabrications à travers le monde et dans les différentes industries. L’éditeur est ainsi un « agent » de l'œuvre, au même titre que le manager est un agent de l’artiste.
Evidemment, ce travail est rémunéré ; l’éditeur perçoit un revenu à chaque fois que l'œuvre est exploitée. Les détails de cette rémunération sont précisés dans un « contrat d’édition » qui lie les deux parties. Selon les termes de cette convention, l'auteur et le compositeur cèdent à l'éditeur une partie de leurs droits d'auteur en contrepartie de l'engagement que prend celui-ci d’en favoriser l'exploitation. Plus concrètement, une fois que vous avez signé un contrat de cession et d’édition musicale, votre éditeur touche un pourcentage sur l’argent reversé par la Sacem à chaque diffusion. Sa part de rémunération est fixée dans le contrat, souvent en distinguant les sources de revenus : par exemple 33 % pour les droits générés lors des représentations et exécutions publiques (concerts), 50 % sur les droits de reproductions mécaniques (ventes de disques), etc.
Quel est alors l’intérêt de céder une partie de ses gains à un éditeur ? D’abord, sachez qu’on ne vous laissera pas toujours le choix ! Si vous êtes sous contrat avec un label, celui-ci cherchera par tous les moyens à récupérer sa mise ; c’est-à-dire l’investissement qu’il a consenti pour vous lancer. Il peut alors conditionner la signature du contrat de licence ou d’artiste à la signature d’un contrat d’édition. En dehors de ces cas, un éditeur est utile à plusieurs titres. Véritable conseiller juridique, il prend en charge les formalités de dépôt des œuvres à la Sacem. Il s’assure ensuite que tous les droits collectés au nom de ces œuvres font bien l’objet d’un règlement à l’artiste (et à lui même). Pour cela, il remplit scrupuleusement les relevés de programmes de chacune de vos dates et veille à ce que le volume de vente de vos CD soit bien pris en compte par la Sacem. L’éditeur est également à même de négocier les droits avec ses homologues pour les reprises de morceaux existants, les adaptations, les samples, les remix, etc.
L’éditeur a par ailleurs un intérêt évident à ce que la notoriété de ses auteurs et compositeurs grandisse, et à ce que leurs œuvres connaissent la plus grande diffusion possible. Dans ce but, il peut apporter un soutien financier à votre projet artistique pour l’enregistrement, la promotion, les tournées…
Enfin, un bon éditeur c’est un carnet d’adresses ! Bien établi dans le milieu, il travaille nécessairement avec des labels, des producteurs, des tourneurs, etc. Il est donc en bonne position pour « placer » ses artistes chez un partenaire. Il doit aussi disposer de contacts dans les sociétés de productions audiovisuelles (cinéma, télé) et les agences publicitaires pour proposer votre musique comme illustration sonore. Dans le métier, on appelle cela la « synchro ».
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